« On va se dire : «Encore Daudet ? ». Oui : encore. J’ajouterais bien : « jamais assez », mais ce ne serait pas vrai puisque là sans doute s’arrêtera ma collaboration (si j’ose dire…) avec cet immense écrivain. On peut tomber amoureux de l’oeuvre d’un auteur mort. Or l’amour ne calcule pas : on n’en a jamais assez, on en veut toujours plus. Même si, à un moment donné, il faut savoir se calmer, sans quoi les choses peuvent mal tourner. On sait maintenant, grâce à Rita Mitsouko et à la grande voix de Catherine Ringer, que « les histoires d’amour finissent mal… en général ! » Donc… on en restera là.
Cet épisode est composé de lettres peut-être moins connues comme Les histoires corses, mais d’autres très célèbres au contraire, comme Les Vieux ou Les Étoiles qui donne son titre à la soirée. Plus romantique, plus fantastique et romanesque aussi que les deux précédents, cet épisode nous sort du fameux moulin originel pour un fabuleux voyage, du golfe d’Ajaccio et du détroit de Bonifacio aux rives sauvages des îles Lavezzi, de « la merveilleuse petite ville d’Arles, l’une des plus pittoresques de France » et du ponton du Mas-de-Giraud aux contreforts du Luberon, en passant par la Camargue, Eyguières et même… Paris !
Les grandioses polyphonies corses, le blues âpre de Johnny Cash, celui de Howlin’ Wolf et la guitare de Gérard Cousin égrenant avec délicatesse les harmonies de Philip Glass nous accompagneront. Comme le chant du vent dans les pins… »
Philippe Caubère