La Machine de Turing

DE Benoît Solès

La pièce

À l’hiver 1952, suite au cambriolage de son domicile, le professeur Turing porte plainte au commissariat de Manchester. Avec son allure peu conventionnelle,Turing n’est pas pris au sérieux par le sergent enquêteur Ross. L’interrogatoire va alors prendre une toute autre tournure… Le sergent Ross avance à pas de loup, ne sachant trop à qui il a à faire. Un espion soviétique ? Un conspirateur ? Leur face à face va nous amener à parcourir la vie d’Alan Turing. De son incroyable acharnement pour parvenir à briser l’ »Énigma », à sa relation tumultueuse avec son amant Arnold Muray, qui provoquera sa condamnation. De ses travaux sur ses « machines pensantes », genèse de l’intelligence artificielle. Et jusqu’à la fin de sa vie, où comme Blanche-Neige, il a croqué dans une pomme empoisonnée.

Note d’intention

« Benoît Solès s’est attaché à raconter une histoire vraie quant aux faits historiques, aux découvertes de Turing, aux traits majeurs de sa personnalité et à sa condamnation. C’est à la fois un souci d’authenticité et d’imagination qui aura animé Benoît Solès. Mais aussi celui de célébrer le visionnaire et l’inadapté, le héros et le martyre, bref, l’homme extraordinaire que fut Alan Turing. En s’intéressant aux douleurs de Monsieur Turing, on comprend mieux pourquoi « les chiffres étaient son seul refuge » et à travers l’homme on côtoie son génie. C’est cet axe qui guide le travail du metteur en scène pour ce personnage. Il y a là une écriture sensible, moderne et qui maintient en permanence la tension dramatique.
À ce titre les changements rapides de lieux, d’époques et de personnages impliquent une scénographie légère et épurée. Avec comme objet central cette « machine » sur laquelle travaillait Turing. Elle sera animée par les créations vidéos de Mathias Delfau. Pour la musique, Romain Trouillet a travaillé sur une partition construite à partir du bruit de la machine, comme un puzzle mélodique tout au long du spectacle. »

Ce qu’en dit la presse

« Sa pièce, La Machine de Turing, est remarquable et le traitement sur scène est idéal. » FigaroScope

« Un récit passionnant, drôle et poignant, deux comédiens précis, une mise en scène fluide avec ce qu’il faut de vidéos et d’élan, cette « Machine de Turing » est une mécanique bien réglée. » Le Parisien

« Solès raconte le parcours rude de Turing avec une énergie folle, dans un décor minimaliste. Immense succès du off d’Avignon cette année » Paris Match

« Un excellent spectacle populaire, qui prouve que l’homme est beaucoup plus intéressant que la machine » Le Figaro Magazine

Distribution

Mise en scène
Tristan Petitgirard

Assisté par
Anne Plantey

Avec
Benoît Solès
Amaury de Crayencour

Décor
Olivier Prost

Lumières
Denis Schlepp

Costumes
Virginie H.

Vidéo
Mathias Delfau

Musique
Romain Trouillet

Enregistrement violoncelle solo
René Benedetti
Voix off
Bernard Malaka
Jérémy Prévost