Françoise Fabian en concert

Le spectacle

Alex Beaupain a écrit quelques titres, et a surtout su rassembler avec et autour d’elle de grands noms de la chanson française afin de lui construire un répertoire entièrement original : Julien Clerc, Vincent Delerm, Charles Aznavour, La Grande Sophie, Dominique A, Nicolas Ker…

Note d’intention

« C’est une amoureuse, une sauvageonne qui entre de plein pied à 84 ans dans la chanson. Avec frénésie, insouciance et jubilation. Il y a bien sûr la lumière d’une mythologie cinématographique qui éclaire cet album, mais il y a surtout cette voix.
Une voix qui a toujours su qu’elle chanterait mais qui finalement a attendu son heure. Après avoir imprimé sa légende libertaire sur la pellicule d’Éric Rohmer pour
« Ma nuit chez Maud » en 1969, nait alors cette obsession de poser sa voix de feu sur des chansons originales.
« J’ai voulu enregistrer un album, avec douze chansons qui formeraient le portrait d’une femme, de 20 ans jusqu’à la quarantaine, avec son histoire, ses expériences… J’avais déjà quelques très jolis titres et je me suis adressée à Gainsbourg, mais il voulait faire tout le disque et surtout ne pas partager avec les autres… Alors je suis partie dans d’autres projets. Quelques tournages en Italie plus tard, et je n’ai plus eu le temps. J’avais pourtant signé un contrat avec CBS que je n’ai pas pu honorer. »
Françoise Fabian gardera pourtant intact son désir de chanter. Trente ans plus tard Françoise Fabian rencontre Alex Beaupain, c’est une renaissance. Le cadeau d’une vie passée à rêver sa vie de chanteuse, qui tout à coup se met à vivre son rêve. Douze chansons effectivement sur mesure avec un Alex Beaupain au sommet de son art pour endosser ce rôle parfois complexe de tailleur pour dame. À la fois totalement à la manœuvre pour réaliser un disque d’aujourd’hui, et magnifiquement humble pour laisser d’autres que lui habiller les humeurs de cette éternelle rebelle. A l’image de la chanson d’ouverture
« Après quoi courions-nous ? », sorte de mélodie au petit galop maitrisé, signée Julien Clerc, sur les mots d’une douce et réaliste nostalgie de Beaupain. C’est de la pop tout simplement. C’est ainsi qu’à l’écoute de l’album nous assistons émerveillés au-va et vient permanent entre l’actrice qui se réincarne et la femme qui chante.
Alex Beaupain, révélateur de sentiments, a aussi réussi à faire chanter la femme qui aujourd’hui ne se dissimule plus derrière l’actrice. Ainsi, en sollicitant son amie la Grande Sophie, on entre avec elle dans « la vie modeste », chanson aux contours philosophiques qui n’épargne pas cette nostalgie de la vie qui passe. Dans un dernier élan d’émotion, Françoise Fabian chante « Je ne rêve plus de vous ». Ce sont les caprices de l’existence qui, une fois de plus, se chargent de nourrir sa douce mélancolie. L’histoire d’une femme, actrice et aujourd’hui chanteuse qui confesse avoir fait l’apprentissage de la solitude, avouant que cela ne lui a pas déplu. »

Ce qu’en dit la presse

« La grande révélation du disque c’est la voix de Françoise Fabian. Immédiatement familière, très juste, joliment personnelle, elle est celle d’une chanteuse naturelle »
Le Figaro

« Fabian, un peu à l’image de Depardieu interprétant Barbara, révèle vocalement une personnalité troublante, aussi forte que fragile, magnifiquement soutenue par la justesse des subtils arrangements. » Libération

Distribution

Metteur en scène
Vincent Huguet

Direction artistique
Alex Beaupain

Guitare, basse, clavier
Victor Paimblanc

Violoncelle, clavier
Valentine Duteil

Pianiste
Antoine Tiburce