Sunday

Une belle journée festive et conviviale pour petits et grands. L’occasion de se retrouver en famille ou entre amis autour de spectacles, de rencontres, d’ateliers, de visites, d’animations dans un cadre idyllique !
Vous pourrez aussi profiter des espaces de détente pour partager un bon goûter, jouer ou vous défouler.

La programmation complète de cette journée sera communiquée ultérieurement mais nous pouvons déjà vous donner quelques noms : Chamanamana / Foutrac Stories / Zaï Zaï Zaï

Depuis 2 ans, Ciné-ma différence appose son label sur un ou plusieurs spectacles de SUNDAY. Ce label permet l’inclusion de personnes autistes, polyhandicapées, avec un handicap mental, des troubles psychiques, une maladie d’Alzheimer…, en partenariat avec les associations Les Copains d’Elsa et Autisme 49.

ADN

John Tate, Danny, Brian et les autres partent faire une soirée dans les bois, Adam le souffre douleur de leur classe les y accompagne. La fête s’emballe et tourne mal… Que vont ils faire ? L’auteur observe les mécanismes de la violence collective avec un point de vue adolescent et soulève les questions brûlantes de la responsabilité, du positionnement de l’individu face au collectif et de la prise en compte de ce premier en temps de crise.

30 grammes au bain-marie et 5 minutes à l’étouffée

Le soleil se lève sur un décor de sucre glace. Sur cette page blanche se déposent les ingrédients d’une grande recette partagée : le boulanger à l’aube, la cuisson des pâtes, les préparatifs d’une fête…Des instants culinaires que les deux personnages saupoudrent, tartinent, et servent à la table du spectateur tel un velouté plastique et mouvementé. Les danseuses tournoient autour d’un plateau qui se peuple d’objets, d’images projetées, et se transforme en une fabrique à sensations gourmandes.

Rond-Rond

Au commencement était le rond, dans le giron de la maman bidon. Ciel et terre en caméléon, bonheur absolu dans ce tourbillon, explosion, éclosion, fusion. Philosophie du rond sans fond. Jongler avec les sons, tracer avec le crayon, buller avec passion. Et puis la transformation, l’émancipation pour ne pas tourner en rond comme un poisson. Fuir le ronron, faire un bond, plonger au fond de l’inconnu pour trouver… la vie en ébullition.

L’Histoire du Royaume de Mirpou

Il était une fois l’histoire d’un gigantesque royaume qui était dirigé par un roi exceptionnellement bête, capable de promulguer des lois toutes plus absurdes les unes que les autres. Après avoir renvoyé sa femme, il décide d’organiser un concours pour trouver une nouvelle reine…

LOGIQUIMPERTURBABLEDUFOU

La pièce

Les lapins roses se jettent les uns sur les autres, par amour ou cannibalisme. Ballet de bestioles en liberté. Les psychiatres dansent la samba et des malades s’enfouissent à trois dans un grand pull rouge. Chacun a sa raison, sa logique imperturbable. Ils courent ou ralentissent le pas, rien de normal. Des portes et des fenêtres, des murs partout :
ce sont les frontières qui séparent les fous des tarés, les cons des salauds, les poètes des méchants.
Petit monde aux failles qui laissent passer la lumière, Logiquimperturbabledufou voit défiler des portraits d’une humanité de schizophrènes, bipolaires, paranoïaques et paumés en tous genres, voyous et génies, entourés des rêves de lapins roses dans l’enfer des médecins dépassés. Ils sont enfermés, aliénés. Mais « pourquoi eux,
et pas nous » ?

Note d’intention

« Le terme de « logique imperturbable du fou », provient du roman de Lydie Salvayre, que j’ai adapté au théâtre
La Compagnie des Spectres. Longtemps ces mots m’ont interpellée.
Je veux explorer dans les franges de ce qu’on appelle
« folie », les endroits qui frottent avec l’absurde,
la poésie, la déraison. Ce spectacle sera un collage et un montage inspiré du documentaire en grande partie, mais mixé, mélangé, fondu dans le « grand texte » de Shakespeare, à Tchekhov, Racine, Kafka, Lewis Carroll, Gogol et d’autres.
Il y aura du texte, mais le « fou » que nous sommes, a un corps, ses arythmies, ses pertes d’équilibre qui seront l’objet d’un travail physique très présent. Des duos, des trios chorégraphiés.
Les acteurs sont très jeunes, et portent en eux, malgré eux, ce presque regret de quitter une enfance ou les folies sont apparentées au jeune âge. Ils apprennent à marcher comme des adultes raisonnables. Ils s’essaient, balbutient encore, avec l’énergie de l’immortalité. »

Ce qu’en dit la presse

« Une comédie au charme… fou. » Télérama

« Un collage de textes de grands auteurs et d’elle-même qui explore avec poésie et absurdité les franges de la « folie ». » Culturebox

Girls and Boys

La pièce

Une rencontre impromptue dans un aéroport se transforme en relation intense et passionnée. Le couple s’installe, achète une maison, fait deux enfants. Parallèlement, chacun s’investit dans sa carrière. Une famille ordinaire, en somme. Pourtant, avec ce monologue inattendu, complexe, drôle et brutal, Dennis Kelly continue de percer les apparences pour explorer l’âme humaine et appuyer là où ça fait mal, sans cynisme, mais sans concession. Comme souvent dans son œuvre, c’est la violence, innée, acquise, transmise qu’il interroge chez l’homme comme espèce et comme genre.

Note d’intention

Note de la mise en scène : J’ai choisi de mettre en scène cette femme autour d’une grande table ovale « dans sa maison ». C’est la fin du diner, il y a 7 invités –
7 spectateurs – deux chaises vides. La table est un champ de bataille comme ça l’est souvent à la fin d’un diner.
La lumière qui évoluera de manière imperceptible emmènera ce diner « normal » vers une ambiance forte et participera à transformer le plateau de la table en un tableau : une vanité, métaphore de ce destin tragique.
Dennis Kelly prend le mythe de Medée et le renverse.
Il dédicace sa pièce à Euripide. C’est un texte explicitement féministe et qu’il soit écrit par un homme est important car Dennis « vise » spécifiquement les hommes avec ce texte. Il attire notre attention sur l’horreur de la virilité toxique qui reste un poison dans nos sociétés.

Ce qu’en dit la presse

« Girls and Boys saisit à la manière d’un thriller » La Terrasse

« Épatante [….] Sublime » Le Parisien

« Saisissante » Télérama

« Mise en scène par Mélanie Leray, Constance Dollé porte avec force et précision la dernière pièce du Britannique Dennis Kelly. »
La Terrasse

La Vedette du quartier

La pièce

« Je vois le jour de ma mort. Je suis sur mon lit d’hôpital. Pas de femme, pas d’enfants pour me tenir compagnie. Une infirmière entre dans la chambre. Elle se penche sur mon lit et me demande en caressant ma joue: Excusez-moi Monsieur, mais avec les collègues, on se demande : le petit garçon dans Préparez vos mouchoirs, c’était vous ? »
Avec La Vedette du quartier Riton nous offre autant l’histoire d’un mec qui se prend les pieds dans les portes du paradis, que celle d’un enfant perdu dans un monde de grands.

Note d’intention

« Sa quête du Graal, il l’entame à 13 ans en jouant dans ce célèbre film de Blier au côté de Dewaere et Depardieu. Son passage dans le lit de Carole Laure (à poil) pour les besoins du film fait de lui la vedette des copains, du quartier…
Il quitte l’école à seulement 16 ans, descend à Paris, fait des piges au Canard Enchaîné, partage des rêves de notoriété avec ses potes, imite Johnny aux Bains Douches, partage un sauna avec Vanessa (Paradis), devient boucher deux heures pour faire un boulot sérieux, dort chez Gainsbourg et puis dans le métro. Et toujours, il y a Marcel Liebman, ce père brillant, envahissant, aimant qui l’accompagne et Bertrand Blier, l’autre père que Riton cherche sans cesse à retrouver. »

Ce qu’en dit la presse

« Ne vous méprenez pas : si l’introspection est sans concession, elle se déballe avec un humour permanent. Sur un ton faussement nonchalant, le comédien imite les excès vulgaires de Depardieu, évoque la tendre maladresse de son père, intellectuel de renom, lui donnant la réplique sur un scénario, ressuscite un prof de théâtre minable de pédanterie, ou rejoue pour nous une scène surréaliste à essayer de se synchroniser avec la démarche macho d’Aldo Maccione. » Le Soir

« Le propos apparaît certes nombriliste, et pourtant, il y a une sincérité, une distance, une résilience qui font de cette chute en vrille, de ce parcours du combattant, de cette mise à nu, une leçon de vie, pour tout le monde. » L’Echo

LA LOI DES PRODIGES (ou la Réforme Goutard)

La pièce

Un étudiant en histoire, devenu député, se lance dans une étrange croisade : l’extinction pure et simple de l’art et des artistes… Mais au-delà de la réforme qui porte son nom – Goutard – qu’en est-il de l’homme ? Qu’est-ce qui a pu le pousser à rêver un monde sans artiste ?
Face à lui un plasticien vain et prétentieux, tout aussi radical : Régis Duflou et en filigrane, la question du destin de l’art dans notre société.
C’est ainsi que l’on suit, de l’appartement familial au musée, du plateau de télévision à la manifestation de rue, jusqu’au bureau aseptisé d’une invraisemblable tour gouvernementale, le parcours chaotique de ce réformateur heureusement méconnu.
Un homme, seul en scène, anime ce monde et joue les épisodes-clés de la vie intime et politique de notre pathétique mais dangereux héros.

Note d’intention

« Face à l’actualité et au fil de mes improvisations, l’idée de raconter l’histoire d’un homme politique et de son insensibilité totale à l’art s’est révélée. En défendant ce postulat jusqu’à l’absurde, je restais sur le terrain du burlesque et plaçais, au cœur de la pièce, le débat sur l’utilité des artistes. De plus, pour que la radicalité de mon héros ne soit pas trop facilement condamnable,
je décidais de lui créer un adversaire aussi extrême, qui incarnerait ce qu’on peut imaginer de plus détestable chez un artiste.
Mes collaborateurs ont beaucoup contribué à mûrir ces idées, et m’ont accompagné dans toutes les étapes de la création. J’avais donc une thématique et du matériau improvisé : il me fallait maintenant construire mon histoire. Petit à petit, la structure s’est affirmée autour de cinq séquences chronologiques, entrecoupées d’interviews de certains personnages, donnant une impression d’existence réelle au héros. Une pièce de théâtre aux allures de scénario improvisé, voilà la forme qu’a pris ce seul en scène, à moins que ce ne soit l’inverse. »
François de Brauer

Ce qu’en dit la presse

« Une jolie poésie » l’Humanité

« Époustouflante et hilarante performance » La Terrasse

« La loi des prodiges, seul en scène magistral » Théâtrorama

Emportée par mon élan

La pièce

Aujourd’hui c’est jour de fête, Geneviève marie son grand fils. De la photo de famille au banquet, en passant par l’église et la pièce montée, Geneviève nous entraine dans une folle journée dont les évènements vont bouleverser le cours de sa vie.
Elle va, dans le plus grand désordre, enguirlander sa famille, bavarder avec Ken et Barbie, tenter un ballet végétal, et regonfler le moral de ses organes.

Note d’intention

Les mariages m’ont toujours inspirée, par leurs foisonnements d’émotions, leurs débordements en tous genres et leur caractère unique. J’ai choisi de raconter toute une journée de mariage vue par le prisme de Geneviève qui va, à contrecœur, marier son fils aîné.
Ce personnage attendait en moi depuis longtemps,
je rêvais d’incarner une figure féminine bourgeoise des années 80, bien sous tous rapports et dont le vernis ne demande qu’à craquer.
Entre mes schémas familiaux, mes souvenirs d’enfance, les impayables chansons de Sheila et ce désir chevillé au corps de créer un alter ego féminin à Peter Sellers dans
The Party, les sources d’inspiration ne manquaient pas !
Je voulais que Geneviève se mette dans tous ses états,
ce sont des jours à ça, où l’on a l’audace facile, on peut tomber, se relever, faire des petits pas de côté, chanter avec son cœur d’enfant, danser avec l’obstacle et/ou se prendre autant les pieds dans ses mots que dans le tapis. Je voulais que cette journée de mariage représente les montagnes russes d’une existence où « tout finit par s’arranger… Même mal ».
Florence Muller