Sunday

Une belle journée festive et conviviale pour petits et grands. L’occasion de se retrouver en famille ou entre amis autour de spectacles, de rencontres, d’ateliers, de visites, d’animations dans un cadre idyllique !
Vous pourrez aussi profiter des espaces de détente pour partager un bon goûter, jouer ou vous défouler.

Des espaces de détente pour vous restaurer, flâner sous les marronniers, jouer ou vous défouler…Avec le bar de Sunday, la restauration de Fred, la machine à barbe à papa, les glaces artisanales des Garçons Glaciers. Monsieur Loyal et sa brigade vous guideront tout au long de cette journée.

Journée en partenariat avec la Ressourcerie des Biscottes

ADN

John Tate, Danny, Brian et les autres partent faire une soirée dans les bois, Adam le souffre douleur de leur classe les y accompagne. La fête s’emballe et tourne mal… Que vont ils faire ? L’auteur observe les mécanismes de la violence collective avec un point de vue adolescent et soulève les questions brûlantes de la responsabilité, du positionnement de l’individu face au collectif et de la prise en compte de ce premier en temps de crise.

30 grammes au bain-marie et 5 minutes à l’étouffée

Le soleil se lève sur un décor de sucre glace. Sur cette page blanche se déposent les ingrédients d’une grande recette partagée : le boulanger à l’aube, la cuisson des pâtes, les préparatifs d’une fête…Des instants culinaires que les deux personnages saupoudrent, tartinent, et servent à la table du spectateur tel un velouté plastique et mouvementé. Les danseuses tournoient autour d’un plateau qui se peuple d’objets, d’images projetées, et se transforme en une fabrique à sensations gourmandes.

Rond-Rond

Au commencement était le rond, dans le giron de la maman bidon. Ciel et terre en caméléon, bonheur absolu dans ce tourbillon, explosion, éclosion, fusion. Philosophie du rond sans fond. Jongler avec les sons, tracer avec le crayon, buller avec passion. Et puis la transformation, l’émancipation pour ne pas tourner en rond comme un poisson. Fuir le ronron, faire un bond, plonger au fond de l’inconnu pour trouver… la vie en ébullition.

L’Histoire du Royaume de Mirpou

Il était une fois l’histoire d’un gigantesque royaume qui était dirigé par un roi exceptionnellement bête, capable de promulguer des lois toutes plus absurdes les unes que les autres. Après avoir renvoyé sa femme, il décide d’organiser un concours pour trouver une nouvelle reine…

LOGIQUIMPERTURBABLEDUFOU

La pièce

Les lapins roses se jettent les uns sur les autres, par amour ou cannibalisme. Ballet de bestioles en liberté. Les psychiatres dansent la samba et des malades s’enfouissent à trois dans un grand pull rouge. Chacun a sa raison, sa logique imperturbable. Ils courent ou ralentissent le pas, rien de normal. Des portes et des fenêtres, des murs partout :
ce sont les frontières qui séparent les fous des tarés, les cons des salauds, les poètes des méchants.
Petit monde aux failles qui laissent passer la lumière, Logiquimperturbabledufou voit défiler des portraits d’une humanité de schizophrènes, bipolaires, paranoïaques et paumés en tous genres, voyous et génies, entourés des rêves de lapins roses dans l’enfer des médecins dépassés. Ils sont enfermés, aliénés. Mais « pourquoi eux,
et pas nous » ?

Note d’intention

« Le terme de « logique imperturbable du fou », provient du roman de Lydie Salvayre, que j’ai adapté au théâtre
La Compagnie des Spectres. Longtemps ces mots m’ont interpellée.
Je veux explorer dans les franges de ce qu’on appelle
« folie », les endroits qui frottent avec l’absurde,
la poésie, la déraison. Ce spectacle sera un collage et un montage inspiré du documentaire en grande partie, mais mixé, mélangé, fondu dans le « grand texte » de Shakespeare, à Tchekhov, Racine, Kafka, Lewis Carroll, Gogol et d’autres.
Il y aura du texte, mais le « fou » que nous sommes, a un corps, ses arythmies, ses pertes d’équilibre qui seront l’objet d’un travail physique très présent. Des duos, des trios chorégraphiés.
Les acteurs sont très jeunes, et portent en eux, malgré eux, ce presque regret de quitter une enfance ou les folies sont apparentées au jeune âge. Ils apprennent à marcher comme des adultes raisonnables. Ils s’essaient, balbutient encore, avec l’énergie de l’immortalité. »

Ce qu’en dit la presse

« Une comédie au charme… fou. » Télérama

« Un collage de textes de grands auteurs et d’elle-même qui explore avec poésie et absurdité les franges de la « folie ». » Culturebox

Girls and Boys

La pièce

Une rencontre impromptue dans un aéroport se transforme en relation intense et passionnée. Le couple s’installe, achète une maison, fait deux enfants. Parallèlement, chacun s’investit dans sa carrière. Une famille ordinaire, en somme. Pourtant, avec ce monologue inattendu, complexe, drôle et brutal, Dennis Kelly continue de percer les apparences pour explorer l’âme humaine et appuyer là où ça fait mal, sans cynisme, mais sans concession. Comme souvent dans son œuvre, c’est la violence, innée, acquise, transmise qu’il interroge chez l’homme comme espèce et comme genre.

Note d’intention

Note de la mise en scène : J’ai choisi de mettre en scène cette femme autour d’une grande table ovale « dans sa maison ». C’est la fin du diner, il y a 7 invités –
7 spectateurs – deux chaises vides. La table est un champ de bataille comme ça l’est souvent à la fin d’un diner.
La lumière qui évoluera de manière imperceptible emmènera ce diner « normal » vers une ambiance forte et participera à transformer le plateau de la table en un tableau : une vanité, métaphore de ce destin tragique.
Dennis Kelly prend le mythe de Medée et le renverse.
Il dédicace sa pièce à Euripide. C’est un texte explicitement féministe et qu’il soit écrit par un homme est important car Dennis « vise » spécifiquement les hommes avec ce texte. Il attire notre attention sur l’horreur de la virilité toxique qui reste un poison dans nos sociétés.

Ce qu’en dit la presse

« Girls and Boys saisit à la manière d’un thriller » La Terrasse

« Épatante [….] Sublime » Le Parisien

« Saisissante » Télérama

« Mise en scène par Mélanie Leray, Constance Dollé porte avec force et précision la dernière pièce du Britannique Dennis Kelly. »
La Terrasse

La Vedette du quartier

La pièce

« Je vois le jour de ma mort. Je suis sur mon lit d’hôpital. Pas de femme, pas d’enfants pour me tenir compagnie. Une infirmière entre dans la chambre. Elle se penche sur mon lit et me demande en caressant ma joue: Excusez-moi Monsieur, mais avec les collègues, on se demande : le petit garçon dans Préparez vos mouchoirs, c’était vous ? »
Avec La Vedette du quartier Riton nous offre autant l’histoire d’un mec qui se prend les pieds dans les portes du paradis, que celle d’un enfant perdu dans un monde de grands.

Note d’intention

« Sa quête du Graal, il l’entame à 13 ans en jouant dans ce célèbre film de Blier au côté de Dewaere et Depardieu. Son passage dans le lit de Carole Laure (à poil) pour les besoins du film fait de lui la vedette des copains, du quartier…
Il quitte l’école à seulement 16 ans, descend à Paris, fait des piges au Canard Enchaîné, partage des rêves de notoriété avec ses potes, imite Johnny aux Bains Douches, partage un sauna avec Vanessa (Paradis), devient boucher deux heures pour faire un boulot sérieux, dort chez Gainsbourg et puis dans le métro. Et toujours, il y a Marcel Liebman, ce père brillant, envahissant, aimant qui l’accompagne et Bertrand Blier, l’autre père que Riton cherche sans cesse à retrouver. »

Ce qu’en dit la presse

« Ne vous méprenez pas : si l’introspection est sans concession, elle se déballe avec un humour permanent. Sur un ton faussement nonchalant, le comédien imite les excès vulgaires de Depardieu, évoque la tendre maladresse de son père, intellectuel de renom, lui donnant la réplique sur un scénario, ressuscite un prof de théâtre minable de pédanterie, ou rejoue pour nous une scène surréaliste à essayer de se synchroniser avec la démarche macho d’Aldo Maccione. » Le Soir

« Le propos apparaît certes nombriliste, et pourtant, il y a une sincérité, une distance, une résilience qui font de cette chute en vrille, de ce parcours du combattant, de cette mise à nu, une leçon de vie, pour tout le monde. » L’Echo

LA LOI DES PRODIGES (ou la Réforme Goutard)

La pièce

Un étudiant en histoire, devenu député, se lance dans une étrange croisade : l’extinction pure et simple de l’art et des artistes… Mais au-delà de la réforme qui porte son nom – Goutard – qu’en est-il de l’homme ? Qu’est-ce qui a pu le pousser à rêver un monde sans artiste ?
Face à lui un plasticien vain et prétentieux, tout aussi radical : Régis Duflou et en filigrane, la question du destin de l’art dans notre société.
C’est ainsi que l’on suit, de l’appartement familial au musée, du plateau de télévision à la manifestation de rue, jusqu’au bureau aseptisé d’une invraisemblable tour gouvernementale, le parcours chaotique de ce réformateur heureusement méconnu.
Un homme, seul en scène, anime ce monde et joue les épisodes-clés de la vie intime et politique de notre pathétique mais dangereux héros.

Note d’intention

« Face à l’actualité et au fil de mes improvisations, l’idée de raconter l’histoire d’un homme politique et de son insensibilité totale à l’art s’est révélée. En défendant ce postulat jusqu’à l’absurde, je restais sur le terrain du burlesque et plaçais, au cœur de la pièce, le débat sur l’utilité des artistes. De plus, pour que la radicalité de mon héros ne soit pas trop facilement condamnable,
je décidais de lui créer un adversaire aussi extrême, qui incarnerait ce qu’on peut imaginer de plus détestable chez un artiste.
Mes collaborateurs ont beaucoup contribué à mûrir ces idées, et m’ont accompagné dans toutes les étapes de la création. J’avais donc une thématique et du matériau improvisé : il me fallait maintenant construire mon histoire. Petit à petit, la structure s’est affirmée autour de cinq séquences chronologiques, entrecoupées d’interviews de certains personnages, donnant une impression d’existence réelle au héros. Une pièce de théâtre aux allures de scénario improvisé, voilà la forme qu’a pris ce seul en scène, à moins que ce ne soit l’inverse. »
François de Brauer

Ce qu’en dit la presse

« Une jolie poésie » l’Humanité

« Époustouflante et hilarante performance » La Terrasse

« La loi des prodiges, seul en scène magistral » Théâtrorama

Emportée par mon élan

La pièce

Aujourd’hui c’est jour de fête, Geneviève marie son grand fils. De la photo de famille au banquet, en passant par l’église et la pièce montée, Geneviève nous entraine dans une folle journée dont les évènements vont bouleverser le cours de sa vie.
Elle va, dans le plus grand désordre, enguirlander sa famille, bavarder avec Ken et Barbie, tenter un ballet végétal, et regonfler le moral de ses organes.

Note d’intention

Les mariages m’ont toujours inspirée, par leurs foisonnements d’émotions, leurs débordements en tous genres et leur caractère unique. J’ai choisi de raconter toute une journée de mariage vue par le prisme de Geneviève qui va, à contrecœur, marier son fils aîné.
Ce personnage attendait en moi depuis longtemps,
je rêvais d’incarner une figure féminine bourgeoise des années 80, bien sous tous rapports et dont le vernis ne demande qu’à craquer.
Entre mes schémas familiaux, mes souvenirs d’enfance, les impayables chansons de Sheila et ce désir chevillé au corps de créer un alter ego féminin à Peter Sellers dans
The Party, les sources d’inspiration ne manquaient pas !
Je voulais que Geneviève se mette dans tous ses états,
ce sont des jours à ça, où l’on a l’audace facile, on peut tomber, se relever, faire des petits pas de côté, chanter avec son cœur d’enfant, danser avec l’obstacle et/ou se prendre autant les pieds dans ses mots que dans le tapis. Je voulais que cette journée de mariage représente les montagnes russes d’une existence où « tout finit par s’arranger… Même mal ».
Florence Muller

MOTEL A DRAMA COMEDY SERIES

La pièce

Au jour de l’élection présidentielle des U.S.A., l’état du Texas, surnommé « the lone star state » (« l’état de l’étoile solitaire ») se prépare à célébrer l’espoir d’un renouveau.
En 7 épisodes, 16 vies perdues se croisent, anonymes, dans ce « Motel » de bord de route, refuge d’un soir, afin d’assister au bouquet final de cette « terrible » journée :
un feu d’artifice. Une « drama-comedy serie » à l’humour grinçant où des personnages au carrefour de leur vie se cherchent dans une société qui s’en fout.

Note d’intention

Pour l’auteur, cette pièce est « terrible ». « Terrible »,
car elle nous fait rire à en montrer les dents. « Terrible », car elle nous renvoie à nous-même et à notre effroyable réalité. Et si l’histoire se passe sur un autre continent, dans cette Amérique immense et lointaine, elle n’en est pas moins proche de nous, européens occidentaux.
« MOTEL » est à la fois une pièce et une série. Une suite d’épisodes proche des sitcoms américaines en VF.
Un genre qui reflète, critique, mais ne fait pas avancer les choses. L’Amérique se met en abime, en boucle, sans en tirer de conclusion : l’Humanité condamnée à répéter les mêmes erreurs malgré tous ses livres d’Histoire. Comme les personnages de la pièce qui, sans cesse, trimbalent des lampes de chevet sans jamais pourtant y voir plus clair. Ce sont les corps du monde réel qui se prêtent au monde des personnages en quête d’acteurs à incarner.

Charly Fournier veut donner à voir ses personnages comme des animaux en cage que l’on observe. Inviter le public à assister au spectacle intemporel de la comédie humaine. On peut rire, s’apitoyer ou s’alarmer. Il n’y a pas de morale.

Fanfare Jo Bithume & Soirée anniversaire du Festival avec le public !

Le spectacle

Note d’intention du Chef et de Marie-France :
La fanfare Jo Bithume présente 20 ans !
Les retrouvailles. En décembre 2014 les musiciens de la Fanfare Jo Bithume se sont séparés, signant la fin d’une grande histoire. Que sont devenus Marie France, Mr Moulinet, Melle Pompette, Mr Dugommier,
Mr De Guilvinec, Mme la Comtesse et les autres ? En 2019, la Fanfare aurait fêté ses
20 ans tout comme les Accroche-Cœurs qui ont marqué sa création.

La Fanfare Jo Bithume c’est une histoire d’amour : avec le public, entre les musiciens, les comédiens qui la constituent ainsi qu’avec les équipes administratives qui ont traversé son parcours et les organisateurs qui l’ont reçue. Alors il est temps de se retrouver et de remettre ça… c’est le tourbillon de la vie !
Quand on s’est connu, quand on s’est reconnu Pourquoi s’perdre de vue, se reperdre de vue ? Quand on s’est retrouvé, quand on s’est réchauffé Pourquoi se séparer ? Alors tous deux on est repartis… Dans le tourbillon de la vie… On a continué à tourner… Tous les deux enlacés.

Alex Lutz

Le spectacle

Annie gère mieux le décès de sa mère que son régime sans gluten. Patrick privilégie les circuits courts même lorsqu’il va aux putes. Thierry est addict au crack et vit dehors, mais il reste persuadé d’avoir réunion à 14 h tapantes. Alex a accepté un film à cheval, même si son pire ennemi est un poney en 1987.
Pedro, Séverine, Khaled, Babette, Arthur et tous les autres sont tombés parfois, mais ils se lèvent le matin, se couchent le soir et entre les deux…essaient de faire de leur mieux !

Ce qu’en dit la presse

« Du grand art ! TTT » Télérama

« Une merveille ! » Le Point

« Un comédien surdoué » Le Parisien

« Un one man show excellent » Le Monde

« La plume est affûtée et les textes trash comme il faut. De quoi nous donner des goûts de Lutz. » Paris Match

Peines d’amour perdues

La pièce

Le Roi de Navarre et trois de ses compagnons font vœu de célibat pendant trois ans afin de se consacrer à l’étude.
Coup du sort ! Pour des raisons diplomatiques et incontournables voici que surviennent la Princesse de France et trois de ses dames qu’il faut bien recevoir…
Parallèlement, toute une galerie de personnages issus de la commedia dell’arte ou du théâtre espagnol singent les manières et les amours des souverains et provoquent quiproquos et catastrophes…

Note d’intention

« Tous les styles et niveaux de langage sont ici abordés et parodiés par Shakespeare dans un pur divertissement, qui fait de la langue, des mots et de la poésie le véritable moteur de l’action… Jusqu’à faire surgir par deux fois le théâtre dans le théâtre.
Et pourtant voilà une comédie qui, contrairement à la règle, n’aura point de dénouement !
Peines d’amour perdues, dans un tableau satirique de la cour et de la campagne, allie, dans une parfaite symétrie, esprit et grivoiserie, préciosité et burlesque, comédie romanesque et farce… Une comédie initiatique aussi… qui traite de la jeunesse, de ses passions, de ses violences et de sa soif d’absolu… à la gloire des femmes enfin : elles triomphent ici et finiront par mener la
danse ! »

INTRA MUROS

La pièce

Tandis que l’orage menace, Richard, un metteur en scène sur le retour, vient dispenser son premier cours de théâtre en centrale. Il espère une forte affluence, qui entraînerait d’autres cours – et d’autres cachets – mais seuls deux détenus se présentent : Kevin, un jeune chien fou, et Ange, la cinquantaine mutique, qui n’est là que pour accompagner son ami. Richard, secondé par une de ses anciennes actrices – accessoirement son ex-femme – et par une assistante sociale inexpérimentée, choisit de donner quand même son cours…

Ce qu’en dit la presse

« Une très belle soirée, d’humanité et de joie, à partager d’urgence » Le Figaro

« Intra Muros, une pièce magistrale qui place le théâtre dans son plus bel écrin. »
La rue du Bac

« Alexis Michalik a l’art et la manière de faire surgir le théâtre à partir de rien. » Le Parisien

Beaucoup de bruit pour rien

La pièce

Le Prince, Bénédict et Claudio reviennent de guerre. Derrière l’apparente insouciance des années folles, un climat de tension règne : une hystérie collective, une dictature de la légèreté à tout prix s’impose. Il faut oublier les blessures du passé, les oublier mais ne pas les guérir. Cependant ce sont bien d’autres guerres que mènent nos personnages : guerre contre l’amour pour Bénédict et Béatrice, contre le hasard pour Don Pedro et Borachio, contre le pouvoir pour Don John… On se comporte en amour ou en amitié comme sur un champ de bataille. Sans pitié. Les mots ont remplacé les armes.

Note d’intention

« C’est d’abord la modernité du propos qui nous a frappés : une pièce classique dans laquelle c’est la jeunesse qui est sceptique à l’idée de l’amour !
Mais si le sentiment amoureux sert bien de toile de fond, c’est avant tout la comédie humaine qui se joue ici : lutte de pouvoir, guerre des sexes, joutes verbales…
La comédie est joyeuse assurément. Mais elle sait aussi se montrer féroce. Dangereuse.
D’un revers de mots, « Madame la rumeur » fait tourner le ciel bleu à l’orage et les réputations sont salies.
Chez Shakespeare, le langage se révèle être une arme mortelle pour celui qui le maîtrise.
Mais si à force de jouer avec le feu en se prenant pour des Dieux, les hommes perdaient peu à peu leur lucidité? Que faut-il croire désormais ? Ce que l’on voit ? Ce que l’on croit voir ? Ce que l’on entend ? Et qui faut-il croire ?
À l’heure où les réseaux sociaux règnent en maîtres, à l’heure où les amours sont consommés de façon boulimique, à l’heure où internet peut relayer une information sans en vérifier la source, ce texte publié en 1600, n’a jamais autant résonné.»
Salomé Villiers et Pierre Hélie

Le Lien

La pièce

Une mère et son fils se parlent. La mère pense qu’ils se parlent, le fils ne le pense pas. Parler, pour elle, est aussi simple que ça, mais pour lui non. Le fils est compliqué, le fils coupe les cheveux en quatre. Le fils est un intellectuel, le simple ne lui va pas. Il se lève pour partir, et ne part pas. Que ça lui plaise ou non, il est bien né d’une mère… Mais alors comment défaire ce lien indéfectible ?

Note d’intention

« Pour matérialiser la confrontation au plus juste, pour exprimer sa vitalité réjouissante, Christiane la mère possède rugosité et sensibilité mêlées. Stéphane, son fils réunit intelligence solide et fragilité aigüe. Françoise, l’amie de la mère est une boule d’humanité généreuse, un levier. Comme terrain de jeu, l’appartement de Christiane tend presque à disparaître à certains moments pour céder la place à l’essentiel : les mots et les corps. Le lien évoque le cordon ombilical, les ancrages familiaux indéfectibles. L’une des qualités de l’auteur est de poser cette question de l’attachement avec la force du simple. L’humour, code de langage coutumier des personnages, contrebalance leur incapacité à communiquer. Il les conduit aussi par instants à oublier le conflit, à laisser vivre la douceur, la tendresse, l’amour. »

Ce qu’en dit la presse

« Si on aime le jeu, on prend beaucoup de plaisir à observer Catherine Hiegel et Pierre Palmade. Ils sont subtils et audacieux. On est ému. Touché au cœur. » Le Figaro

« Catherine Hiegel est exceptionnelle de vérité, de force, de détresse sous l’humour, face à un Pierre Palmade étonnant de rigueur dramatique. » Télérama

Le CV de Dieu

Le spectacle

Le ciel était fini, la terre était finie, les animaux étaient finis, l’homme était fini.
Dieu pensa qu’il était fini aussi, et sombra dans une profonde mélancolie.
Il ne savait à quoi se mettre. Il fit un peu de poterie, pétrit une boule de terre, mais le cœur n’y était plus. Il n’avait plus confiance en lui, il avait perdu la foi. Dieu ne croyait plus en Dieu.
Il lui fallait d’urgence de l’activité, de nouveaux projets, de gros chantiers. Il décida alors de chercher du travail, et, comme tout un chacun, il rédigea son curriculum vitae.

Note d’intention

« Émergeant des nuages, une image du Dieu de Michel Ange apparaît au public… De chaque côté du cadre de scène, deux anges en caryatides montent la garde rapprochée du Dieu descendu sur terre.
Puis un bureau moderne, en rupture totale avec l’image précédente ! Quel poste le tout puissant peut-il espérer trouver sur sa propre planète, parmi les hommes, fruits de sa création ? Quelle entreprise peut faire appel au Créateur ? Dans quel but ?
Le directeur des ressources humaines projette sur l’écran de son ordinateur les photos des créations de Dieu : soleil, ciel, mer, homme, animaux… Dieu devra livrer ses secrets de fabrication et justifier ses erreurs… bientôt l’image sort de l’écran d’ordinateur et éclabousse de ses somptueuses beautés toute la scène !
Question de l’auteur à son personnage, celle qu’il se pose avec ce ton léger et cet humour particuliers qui marquent tous ses ouvrages : Pourquoi sommes-nous là ?
Ce spectacle doit opposer l’éblouissante magie de la création à l’incongruité de la visite terrestre par le traitement d’œuvres picturales en vidéo. »

Ce qu’en dit la presse

« Les excellents Jean-François Balmer et Didier Bénureau imaginent le procès du seigneur par un DRH. La belle complicité des deux comédiens donne vie à cette audience extraordinaire. On y croit. » Le Figaro

« Un texte désopilant et poétique de Jean-Louis Fournier opposant, dans un face à face réjouissant, Jean-François Balmer et Didier Bénureau » Le Monde

« Un texte savoureux, délectable, vraiment drôle. Françoise Petit a dirigé avec soins ses deux comédiens, assignant à chacun une partition précise, et usant du naturel de l’un et de l’autre pour les mener au paroxysme de leur personnage. » Théâtral Magazine

« Une comédie irrésistible sur les planches »
C News

« Un duo du feu de Dieu » La Provence

Trintignant Mille Piazzolla

Le spectacle

Le comédien vient glisser ses poèmes libertaires favoris dans les magnifiques orchestrations que l’accordéoniste a faites de la musique de Piazzolla. Vous y retrouverez entre autres les vers de Jacques Prévert (Tant bien que mal, Le Grand Homme…), ceux de Boris Vian dans son poème Je voudrais pas crever ou encore Mon p’tit Lou de Guillaume Apollinaire.
Le compositeur argentin Piazzolla, a transcendé le tango pour léguer une œuvre intemporelle.
Daniel Mille nous fait redécouvrir toute l’humanité de cette musique à la fois savante et populaire, dans une instrumentation sublimée par la sensualité des cordes.

Ce qu’en dit la presse

« Un timbre de voix reconnaissable au premier vers et des notes folles qui subliment le tempo et la prose. » France Inter

« Un « Monstre Sacré », comédien et un virtuose, musicien accordéoniste, accompagné d’un quatuor à cordes, nous enchantent et nous entrainent dans un monde poétique, poignant et vibrant…. » LDS Magazine

Tu te souviendras de moi

La pièce

La mémoire d’Édouard, prestigieux professeur d’histoire à l’université, s’effrite. Ses souvenirs se mélangent. Le passé refait surface pour se confondre avec le présent mais Édouard, en bon professeur, même s’il oublie parfois où il est, n’oublie jamais une date ! Sa famille, ses étudiantes, son passé et l’avenir, tout est un peu brumeux pour lui, tout se mélange un peu et cela donne lieu à des rencontres poétiques. Entre rires et larmes, tu te souviendras de moi, nous raconte que même lorsque la mémoire s’efface, le principal reste.
Patrick Chesnais nous livre une interprétation toute en tendresse de cet homme qui oublie qui il est mais pas ce qu’il est.

Note d’intention du metteur en scène

« À travers l’histoire d’un homme dont la mémoire se dérobe, François Archambault a voulu réfléchir à cette notion de mémoire et de trace laissée par les choses que nous vivons. « Nous souhaitons tous laisser une trace dans l’esprit des gens qui nous entourent. Nous avons besoin du regard des autres pour avoir le sentiment d’exister. D’où la nécessité de la rencontre avec l’autre. L’écriture de cette pièce n’échappe pas à ce désir de rencontre. »
L’Alzheimer, voilà un sujet particulièrement compliqué à traiter aujourd’hui. Mais si la pièce de cet auteur québécois a provoqué un tel enthousiasme partout dans le monde c’est parce qu’elle nous parle de ce fléau avec pertinence, intelligence et surtout drôlerie. Édouard, interprété par Patrick Chesnais qui correspond magnifiquement dans toutes ses facettes à ce personnage, trouve dans la maladie une manière de transformer sa vie, de l’embellir et finalement de la préférer à celle qui était la sienne auparavant. C’est en définitive un formidable hymne à la vie et au bonheur que nous propose l’auteur et dès lors un nouveau regard sur le monde d’aujourd’hui. »

Ce qu’en dit la presse

« Une mise en scène lumineuse, pleine de rythme, de charme et d’invention. Patrick Chesnais compose un personnage d’une formidable humanité, vrai, tendre, enfantin, douloureux : une performance éblouissante. » Le Figaro

« Une comédie subtile et douce-amère. » Télérama

« Performance géniale de Patrick Chesnais, formidable de nuances, d’humour, de mélancolie, de justesse et de charisme. Pouvoir entendre et voir cet immense comédien sur les planches est plus qu’une opportunité, c’est un devoir. » L’Express

Nous avons eu de bons moments…

Le spectacle

Nous avons tous une histoire particulière avec Charles Aznavour. Une relation étroite à son œuvre, à une de ses chansons. La mienne remonte à l’adolescence. Il racontait pour moi les déceptions de l’amour, l’ambition déçue, la mélancolie de la solitude. Il glissait en moi, ce qui ne me quitterait jamais : le goût irrépressible de la nostalgie, la passion des mots, et le goût du théâtre. Allongé sur mon lit, dans ma chambre, j’écoutais, bouleversé, cette voix, voilée, étrange, puissante et fragile à la fois. Elle installait dans cet espace réduit, un théâtre immense, où se jouait l’essentiel : nos relations amoureuses, les déceptions de la vie, les ambitions déçues. J’aimais cette histoire qui s’imposait à moi en trois ou quatre minutes, j’aimais la simplicité avec laquelle elle me parvenait, j’aimais sentir le personnage derrière les mots. Avant de savoir qu’il était aussi un immense comédien, c’est son interprétation qui me fascinait. Il a accompagné toute ma vie. J’ai eu la chance bien plus tard, de le voir en scène, de le croiser, d’échanger avec lui et même de fredonner à ses cotés. J’y reviens toujours, comme on revient à l’amitié vraie. Je voulais lui rendre hommage, un soir, pour partager ce bonheur de l’avoir dans ma vie. Dans nos vies ! Avec Gérard Daguerre, son accompagnateur, mais aussi celui de Barbara, de Depardieu. Quel souvenir au château du Plessis-Macé l’année dernière ! Nous avons eu envie de réunir des artistes de toutes générations pour retrouver ce qui nous lie à lui ! Chanter ou dire Aznavour, c’est retrouver ce qu’il y a sans doute de plus intime en nous. C’était mon envie aussi de vous dire au revoir, lors d’une soirée que je souhaite, joyeuse, amicale, chaleureuse, et festive. Un peu de nostalgie et beaucoup de bonheur pour fêter les 70 ans du Festival et ma dernière année à sa tête. Nous nous reverrons un jour ou l’autre oui… Nous avons eu de bons moments !

Françoise Fabian en concert

Le spectacle

Alex Beaupain a écrit quelques titres, et a surtout su rassembler avec et autour d’elle de grands noms de la chanson française afin de lui construire un répertoire entièrement original : Julien Clerc, Vincent Delerm, Charles Aznavour, La Grande Sophie, Dominique A, Nicolas Ker…

Note d’intention

« C’est une amoureuse, une sauvageonne qui entre de plein pied à 84 ans dans la chanson. Avec frénésie, insouciance et jubilation. Il y a bien sûr la lumière d’une mythologie cinématographique qui éclaire cet album, mais il y a surtout cette voix.
Une voix qui a toujours su qu’elle chanterait mais qui finalement a attendu son heure. Après avoir imprimé sa légende libertaire sur la pellicule d’Éric Rohmer pour
« Ma nuit chez Maud » en 1969, nait alors cette obsession de poser sa voix de feu sur des chansons originales.
« J’ai voulu enregistrer un album, avec douze chansons qui formeraient le portrait d’une femme, de 20 ans jusqu’à la quarantaine, avec son histoire, ses expériences… J’avais déjà quelques très jolis titres et je me suis adressée à Gainsbourg, mais il voulait faire tout le disque et surtout ne pas partager avec les autres… Alors je suis partie dans d’autres projets. Quelques tournages en Italie plus tard, et je n’ai plus eu le temps. J’avais pourtant signé un contrat avec CBS que je n’ai pas pu honorer. »
Françoise Fabian gardera pourtant intact son désir de chanter. Trente ans plus tard Françoise Fabian rencontre Alex Beaupain, c’est une renaissance. Le cadeau d’une vie passée à rêver sa vie de chanteuse, qui tout à coup se met à vivre son rêve. Douze chansons effectivement sur mesure avec un Alex Beaupain au sommet de son art pour endosser ce rôle parfois complexe de tailleur pour dame. À la fois totalement à la manœuvre pour réaliser un disque d’aujourd’hui, et magnifiquement humble pour laisser d’autres que lui habiller les humeurs de cette éternelle rebelle. A l’image de la chanson d’ouverture
« Après quoi courions-nous ? », sorte de mélodie au petit galop maitrisé, signée Julien Clerc, sur les mots d’une douce et réaliste nostalgie de Beaupain. C’est de la pop tout simplement. C’est ainsi qu’à l’écoute de l’album nous assistons émerveillés au-va et vient permanent entre l’actrice qui se réincarne et la femme qui chante.
Alex Beaupain, révélateur de sentiments, a aussi réussi à faire chanter la femme qui aujourd’hui ne se dissimule plus derrière l’actrice. Ainsi, en sollicitant son amie la Grande Sophie, on entre avec elle dans « la vie modeste », chanson aux contours philosophiques qui n’épargne pas cette nostalgie de la vie qui passe. Dans un dernier élan d’émotion, Françoise Fabian chante « Je ne rêve plus de vous ». Ce sont les caprices de l’existence qui, une fois de plus, se chargent de nourrir sa douce mélancolie. L’histoire d’une femme, actrice et aujourd’hui chanteuse qui confesse avoir fait l’apprentissage de la solitude, avouant que cela ne lui a pas déplu. »

Ce qu’en dit la presse

« La grande révélation du disque c’est la voix de Françoise Fabian. Immédiatement familière, très juste, joliment personnelle, elle est celle d’une chanteuse naturelle »
Le Figaro

« Fabian, un peu à l’image de Depardieu interprétant Barbara, révèle vocalement une personnalité troublante, aussi forte que fragile, magnifiquement soutenue par la justesse des subtils arrangements. » Libération

Romanesque

La pièce

Seul en scène tiré du roman.

Adaptation libre et survoltée du livre de Lorànt Deutsch, Romanesque ou la folle aventure de la langue française. Suivez Lorànt Deutsch dans un voyage sur les traces de notre langue pour mieux la comprendre et mieux la savourer. Attachez vos ceintures, c’est parti !

La Machine de Turing

La pièce

À l’hiver 1952, suite au cambriolage de son domicile, le professeur Turing porte plainte au commissariat de Manchester. Avec son allure peu conventionnelle,Turing n’est pas pris au sérieux par le sergent enquêteur Ross. L’interrogatoire va alors prendre une toute autre tournure… Le sergent Ross avance à pas de loup, ne sachant trop à qui il a à faire. Un espion soviétique ? Un conspirateur ? Leur face à face va nous amener à parcourir la vie d’Alan Turing. De son incroyable acharnement pour parvenir à briser l’ »Énigma », à sa relation tumultueuse avec son amant Arnold Muray, qui provoquera sa condamnation. De ses travaux sur ses « machines pensantes », genèse de l’intelligence artificielle. Et jusqu’à la fin de sa vie, où comme Blanche-Neige, il a croqué dans une pomme empoisonnée.

Note d’intention

« Benoît Solès s’est attaché à raconter une histoire vraie quant aux faits historiques, aux découvertes de Turing, aux traits majeurs de sa personnalité et à sa condamnation. C’est à la fois un souci d’authenticité et d’imagination qui aura animé Benoît Solès. Mais aussi celui de célébrer le visionnaire et l’inadapté, le héros et le martyre, bref, l’homme extraordinaire que fut Alan Turing. En s’intéressant aux douleurs de Monsieur Turing, on comprend mieux pourquoi « les chiffres étaient son seul refuge » et à travers l’homme on côtoie son génie. C’est cet axe qui guide le travail du metteur en scène pour ce personnage. Il y a là une écriture sensible, moderne et qui maintient en permanence la tension dramatique.
À ce titre les changements rapides de lieux, d’époques et de personnages impliquent une scénographie légère et épurée. Avec comme objet central cette « machine » sur laquelle travaillait Turing. Elle sera animée par les créations vidéos de Mathias Delfau. Pour la musique, Romain Trouillet a travaillé sur une partition construite à partir du bruit de la machine, comme un puzzle mélodique tout au long du spectacle. »

Ce qu’en dit la presse

« Sa pièce, La Machine de Turing, est remarquable et le traitement sur scène est idéal. » FigaroScope

« Un récit passionnant, drôle et poignant, deux comédiens précis, une mise en scène fluide avec ce qu’il faut de vidéos et d’élan, cette « Machine de Turing » est une mécanique bien réglée. » Le Parisien

« Solès raconte le parcours rude de Turing avec une énergie folle, dans un décor minimaliste. Immense succès du off d’Avignon cette année » Paris Match

« Un excellent spectacle populaire, qui prouve que l’homme est beaucoup plus intéressant que la machine » Le Figaro Magazine

La Double Inconstance

La pièce

Silvia et Arlequin se portent un amour pur et réciproque, mais le Prince a jeté son dévolu sur la jeune villageoise. Il la fait enlever, la garde en son palais, et livre les amants à Flaminia pour qu’elle mette en oeuvre la machination de la double inconstance. Pas à pas, les amoureux sont pris au piège d’une mise en scène habilement menée sans jamais s’apercevoir qu’ils en sont les acteurs, ou les marionnettes. L’amour qu’on pensait éternel cède le pas au temps du plaisir éphémère.
Le monde rural, rustique, pauvre et impuissant ne résiste pas à la corruption de la cour, de la coquetterie, de la richesse et des honneurs. L’inconstance du monde, son instabilité, contamine qui croit être fidèle à ses émotions et pense n’être que le spectateur de ce déséquilibre sans y participer.

Note d’intention

« Philippe Calvario a choisi d’axer la mise en scène autour de stratagèmes de destructions amoureuses.
Il s’agit d’un jeu de massacre amoureux. Les héros suivent une sorte de rite initiatique. Un peu comme dans les pastorales de Shakespeare : lorsqu’ils doivent traverser une forêt, symbole d’expérience, pour atteindre la maturité. C’est en posant le parallèle avec Shakespeare que s’est dessiné l’espace avec le scénographe Alain Lagarde. Les amoureux traverseront les violences de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte. Marivaux tourne là encore autour d’une de ses obsessions principales : ne désire-t-on que ce qu’on ne peut pas posséder ? Et ce désir-là peut-il devenir amour ?
Philippe Calvario utilise l’esthétisme du conte dans sa mise en scène, un conte sombre où tous les personnages deviennent jouets les uns pour les autres. Quant au décor, il allie des matériaux du monde moderne avec la sensualité des éléments organiques. Les clairs obscurs des lumières de Bertrand Couderc, le son éléctro de Christian Chiappe et le costumes racontant en partie le 18ème siècle viendront renforcer cette sensation de conte. »

Ce qu’en dit la presse

« On comprend, on est ému, on rit. Et l’on goûte la manière dont les comédiens jouent, on est curieux des nuances d’interprétation apportées par le metteur en scène comme par les acteurs. » Le Figaro

« Il propose un théâtre de troubles et des paradoxes qui traversent les corps et les âmes. » Journal-laterrasse.fr

La souricière

La pièce

Londres. Un meurtre vient d’être commis.
Pendant ce temps, l’émotive Mollie et l’ordinaire Giles ouvrent une pension de famille dans la campagne londonienne.
Alors qu’une tempête de neige les immobilise avec leurs cinq pensionnaires, la détestable Madame Boyle, l’espiègle Christopher Wren, le rigoureux Major Metcalf, l’étrange Mademoiselle Casewell et le fantasque Monsieur Paravicini, le méticuleux inspecteur Trotteur vient leur annoncer que le meurtrier est l’un d’eux.
Ainsi se lève le rideau du plus grand succès de la Reine du crime, Agatha Christie. Écrite pour les 80 ans de la reine Mary, La Souricière tient l’affiche sans interruption à Londres depuis 1952. À ce jour, plus de 27 000 représentations : doute, suspicion, tension, interrogatoire, comédie et coup de théâtre sont au rendez-vous…

Note d’intention

« Dans ma vie de metteur en scène, j’aime profondément faire le grand écart entre les univers, les écritures… Cette année est assez symbolique de cet exercice excitant et périlleux d’aller toujours vers l’inconnu et vers ce qu’on ne se sait pas complètement faire.
Cette nouvelle aventure commence par une proposition de La Pépinière qui m’offre, dans le lieu idéal pour monter ce spectacle et sans le savoir, un rendez-vous avec mon enfance…
Agatha Christie hante mes souvenirs d’adolescent car j’ai appris à aimer lire des livres grâce à ses romans. Je me revois dévorer ses histoires jusque tard dans la nuit pour connaitre l’identité du meurtrier.
La Souricière, seule pièce qu’ Agatha Christie ait écrite, détient un record mondial. Elle se joue, de la même façon à Londres, sans discontinuer, depuis 1952 !
Il m’a semblé intéressant de donner à cette pièce un nouveau souffle, une certaine modernité. L’adaptation de Pierre-Alain Leleu va d’ailleurs dans ce sens :
il réveille l’histoire, en faisant ressortir l’humour, tout en respectant les ressorts de l’intrigue.
Enfin, pour cette création inédite, j’aime l’idée de constituer une vraie troupe de potentiels criminels :
j’ai mêlé ici des acteurs avec qui j’avais déjà travaillé, d’autres avec qui j’avais depuis longtemps envie de travailler, et d’autres encore découverts en audition pour l’occasion. Ils ont en commun leur sens de l’humour, et sont humainement compatibles tout en étant extrêmement différents les uns des autres.
Avec tout cela, on devrait, logiquement, bien s’amuser… S’amuser à vous faire peur! »

Plaidoiries

La pièce

Un acteur, cinq plaidoiries, cinq moments de vérité.
À Bobigny, Gisèle Halimi défend l’avortement dénonçant une loi obsolète qui empêche les femmes de disposer librement de leur corps. En 1976, c’est à la peine de mort que Paul Lombard s’attaque, en voulant éviter la peine capitale à Christian Ranucci. À Clichy-sous-Bois, Jean-Pierre Mignard défend les familles de Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés en tentant d’échapper à un contrôle de police. En 2006, l’acte infanticide de Véronique Courjault lève le tabou du déni de grossesse. À Bordeaux, le procès de Maurice Papon revisite les heures sombres de l’histoire de France. Les grandes affaires judiciaires ne sont jamais enregistrées. Mais grâce au travail de reconstitution conduit par Mathieu Aron, les mots sont à nouveau prononcés.

Note d’intention

« Jean-Marc Dumontet explique que Plaidoiries est un spectacle passionnant et nécessaire. Il rappelle à quel point l’Histoire collective est faite d’histoires individuelles et de paroles. Ces histoires qui ont donné lieu à de grands procès, éclairant les évolutions de la société française, révélant la frontière toujours fragile entre le bien et le mal. L’intérêt du spectacle c’est la contextualisation avec ces paroles, jamais entendues du grand public, qui ont été prononcées au cours des procès, sans oublier que la pièce donne aussi les verdicts, l’issue de ces affaires. Le public se retrouve alors dans la position des jurés. »

Ce qu’en dit la presse

« C’est Bluffant. Les spectateurs debout . Allez-y ! » RTL

« Merveilleux ! Richard Berry est tellement possédé, qu’on a l’impression qu’il est avocat. » CANAL +

« Richard Berry est saisissant. Remarquable » Figaro Magazine

La Vie est un Songe

La pièce

Le roi Basile l’a lu dans les astres : son fils Sigismond, qui vient de naître, est un porteur de malheur qu’il s’agit d’écarter du trône sans délai. Il choisit alors de l’enfermer loin du monde des humains. Mais lorsque le temps de sa mort s’approche, le doute s’insinue dans l’esprit du vieux roi… Peut-on échapper à sa destinée ? Sa nouvelle décision ne sera pas sans conséquence ! Elle nourrira d’inépuisables désirs de vengeance et de pouvoir, déclenchera de guerrières chevauchées, et plongera les humains dans le sang et les larmes, à la frontière du rêve et de la réalité, sur le dur chemin qui mènera Sigismond vers la sagesse.

Note d’intention

« Cette pièce de 1635 est d’abord un thriller qui ne cède en rien à « Game of Thrones », plein de bruit et de fureur – une fureur sauvage et explosive qui propulse les personnages dans des situations palpitantes ; c’est un ouvrage au baroque flamboyant, pleinement espagnol dans la mesure où il remet à sa place de valeur suprême le code de l’honneur.

Ce texte est aussi un conte philosophique sur les dérives du pouvoir qui nous persuade que nous rêvons et que la vraie vie est après ; la modernité de ce texte baroque réside dans sa flamboyante capacité à passer à nos contemporains le message suivant : rien n’est prédéterminé, votre destin est entre vos mains, ne pliez pas devant les contingences, les coups du sort, les contraintes de toute sorte qui pourraient vous maintenir au sol. L’exercice d’un pouvoir, quel qu’il soit, ne doit pas vous persuader que vous vivez alors que vous êtes endormi ! C’est enfin un parcours d’acteurs exceptionnel, car il mêle l’introspection, la révolte, la déchéance et la gloire.

Le texte original de Pedro Calderón a donné lieu à un travail d’adaptation important, destiné à faire jaillir le sens profond de la pièce pour nos spectateurs peu habitués aux valeurs de cette époque, rendre les dialogues efficaces et accessibles, sans enlever une once de la folie chevaleresque et de l’ivresse des situations qui fait que « La vie est un songe » est un grand spectacle populaire. »

Le Canard à l’Orange

La pièce

Hugh Preston est un animateur-vedette de télévision, marié depuis 15 ans à Liz qu’il trompe avec de nombreuses maîtresses.
Un vendredi soir, Hugh apprend que sa femme a un amant. Au pied du mur, elle avoue alors à Hugh sa liaison avec un homme avec qui elle compte partir le dimanche matin suivant. Hugh offre à sa femme de prendre les torts à sa charge, et de se faire prendre en flagrant délit d’adultère au domicile conjugal avec sa secrétaire, et invite l’amant à passer le week-end à la maison. Voici donc Liz (la femme), Hugh (le mari), John (l’amant), Patricia
(la secrétaire de Hugh), plus Mme Grey
(la gouvernante) et un canard récalcitrant, réunis pour un week-end au cours duquel Hugh, en joueur d’échecs qu’il est, va tout faire pour reconquérir sa reine.

Note d’intention

« Monter le Canard à l’orange de William Douglas Home dans la merveilleuse adaptation de Marc Gilbert Sauvajon, c’est tenter de renouer avec ce que la comédie de boulevard peut avoir de plus étincelant, de plus joyeux, de plus brillant. C’est plonger le spectateur dans un feu d’artifice d’esprit et de drôlerie. Nous rêvons tous de récupérer un jour l’être que nous aimons et qui s’éloigne. Mais qui pourrait le faire avec autant de jubilation que Hugh Preston ? Avec des délicatesses et des subtilités infinies, Home et Sauvajon nous entrainent dans un tourbillon étourdissant auquel Nicolas Briançon rêve de rendre justice. »

Ce qu’en dit la presse

« Nicolas Briançon réalise une prouesse.
Les scènes burlesques sont à hurler de rire. Et comme toujours, Anne Charrier est impeccable de justesse et d’élégance.
Les deux heures de spectacle filent à une allure hallucinante. Ce Canard à l’orange est un véritable délice. » L’Express

« De la verve, de l’humour, de la fantaisie. Nicolas Briançon excelle, entrainant tous les autres dans un rythme étourdissant. »
Le Figaro Magazine – Philippe Tesson

« Un Canard à l’orange goûtu et mijoté
à point ! » – Les Echos

« Le Canard à l’orange : malicieux et élégant !
Les répliques claquent et la distribution sert à la perfection la mécanique de la pièce ! »
Ouest France

Jacques et son maître

La pièce

Un maître exige de son valet qu’il lui conte son dépucelage dans les moindres détails, mais il ne peut s’empêcher d’y ajouter ses propres fantasmes érotiques. Histoires et anecdotes s’entremêlent laissant les personnages-narrateurs digresser à l’infini.

Note d’intention du metteur en scène

Pour ouvrir cette 70e édition, j’ai souhaité faire entendre un des plus beaux textes de théâtre que je connaisse.
Un de ceux qui ont déterminé ma vocation. Un texte qui représente exactement ce que j’attends de mon art :
Me distraire, au sens premier du terme, c’est à dire m’éloigner d’une réalité parfois affligeante, me faire comprendre le monde par le biais des mots, et me donner le sentiment d’être un peu moins bête, un peu meilleur peut-être. Milan Kundera écrit Jacques et son Maître dans Prague envahi et martyrisé par les chars soviétiques, et il crée son hymne à la joie, au bonheur, à la liberté ! Il se tourne vers ce qui lui semble le plus grand dans la culture française : Le siècle des Lumières. Et dans celui-ci vers Diderot. Et chez Diderot vers Jacques le fataliste, roman de la liberté absolue, dans son fond comme dans sa forme. Il arrive à faire du roman une pièce d’une humanité folle, qui rassemble, unit et enchante. Ce sera la troisième fois que je mets en scène cette pièce.
La distribution est nouvelle, et si l’esprit restera le même, le temps apportera un éclairage différent sur l’œuvre…
C’est ma pièce de référence.

Je m’étais promis en 1998 de la monter tous les dix ans. Après une première version « épique » qui avait voyagé de théâtre en théâtre (théâtre 14, Madeleine, Hebertot) et nous avait menés jusqu’aux « Molières », une deuxième plus nostalgique créée il y a douze ans au Festival d’Anjou, qui se joua six mois au théâtre de la Pépinière à Paris, nous voilà au travail pour cette nouvelle version. Je ne pouvais rêver mieux pour vous dire au revoir. C’est une pièce merveilleuse. Venez !