Beaucoup de bruit pour rien

de William Shakespeare

La pièce

Le Prince, Bénédict et Claudio reviennent de guerre. Derrière l’apparente insouciance des années folles, un climat de tension règne : une hystérie collective, une dictature de la légèreté à tout prix s’impose. Il faut oublier les blessures du passé, les oublier mais ne pas les guérir. Cependant ce sont bien d’autres guerres que mènent nos personnages : guerre contre l’amour pour Bénédict et Béatrice, contre le hasard pour Don Pedro et Borachio, contre le pouvoir pour Don John… On se comporte en amour ou en amitié comme sur un champ de bataille. Sans pitié. Les mots ont remplacé les armes.

Note d’intention

« C’est d’abord la modernité du propos qui nous a frappés : une pièce classique dans laquelle c’est la jeunesse qui est sceptique à l’idée de l’amour !
Mais si le sentiment amoureux sert bien de toile de fond, c’est avant tout la comédie humaine qui se joue ici : lutte de pouvoir, guerre des sexes, joutes verbales…
La comédie est joyeuse assurément. Mais elle sait aussi se montrer féroce. Dangereuse.
D’un revers de mots, « Madame la rumeur » fait tourner le ciel bleu à l’orage et les réputations sont salies.
Chez Shakespeare, le langage se révèle être une arme mortelle pour celui qui le maîtrise.
Mais si à force de jouer avec le feu en se prenant pour des Dieux, les hommes perdaient peu à peu leur lucidité? Que faut-il croire désormais ? Ce que l’on voit ? Ce que l’on croit voir ? Ce que l’on entend ? Et qui faut-il croire ?
À l’heure où les réseaux sociaux règnent en maîtres, à l’heure où les amours sont consommés de façon boulimique, à l’heure où internet peut relayer une information sans en vérifier la source, ce texte publié en 1600, n’a jamais autant résonné.»
Salomé Villiers et Pierre Hélie

Distribution

Adaptation et mise en scène
Salomé Villiers
Pierre Hélie

Assisté de
Pierre-Louis Laugérias

Avec
Eric Laugérias
Arnaud Denis
Pierre Hélie
Clara Hesse
Etienne Launay
Bertrand Mounier
François Nambot
Violaine Nouveau
Georges Vauraz
Salomé Villiers

Scénographie
François Verdeau

Musique
Charles de Boisseguin

Lumières
Denis Koransky

Costumes
Virginie H